Lente déchirure. Douleur intense. Envie de mourir.
Combien de fois ai-je ressenti ça ?
Je me suis toujours forcée à me relever, mais quand on retombe, tout ça s'envenime. Et ça fait encore plus mal.
Oui il y a des gens beaucoup plus malheureux dans le monde, des gens qui meurent de faim, de soif, de maladies, de la pauvreté et de bien d'autres choses encore.
Mais j'ai envie d'être un peu égoïste parfois. De me laisser aller à ce que je ressents.
Oui la mort n'est pas une solution, l'éclat réconfortant d'une lame non plus.
Je ne cherche pas à me justifier, je ne cherche pas non plus à dire que ce que je fais est bien. Je sais que ça ne l'est pas.
Ecrire est la plus belle chose qui me soit arrivée. Ca fait tant de bien... S'exorciser, se sortir ce qu'on a de la tête, ses pensées, ses idées noires.
Certes, les textes ne sont pas joyeux, mais ils ne ont pas là pour ça. Il sont là pour se libérer et se protéger. De soit. Des autres. De tout.
S'enfermer dans sa bulle n'est pas bien non plus, mais c'est rassurant parce qu'on est en terrain connu. Et là est le principal. Et accessoirement ce qu'on recherche.
Alors laissez moi vivre comme je l'entend même si vous, vous n'appelez pas cela vivre.
Moi je suis comme ça, je n'aime pas particulièrement ça, mais c'est ce que je suis devenue, ce que j'ai construit. Bien souvent grâce à vous, à vos rumeurs. Merci. Mais je vous ai bien aimés un jour vous savez ? Mais ceci est une autre histoire.
Edhil